Les supporters sénégalais détenus au Maroc seront enfin fixés sur leur sort ce jeudi. Leur avocat Me Patrick Kabou a confirmé que la tenue de l’audience est fixé à 13h au Tribunal de grande instance de Rabat.
Audience en présence de leurs avocats
Cela fait un mois tout rond que les 18 supporters sénégalais sont emprisonnés au Maroc après les incidents de la finale de la Couoe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Accusés de « hooliganisme » par la justice marocaine, et après trois reports de leur audience à cause d’une grève des avocats marocains, les supporters sénégalais seront enfin jugés en présence de leurs avocats.
Les avocats déja sur place
Me Patrick Kabou vient juste de confirmer l’heure de l’audience, ça débute à 13h. L’avocat est présent au Tribunal depuis 09h30 avec toute une représentation diplomatique et consulaire. Me Kabou a également informé que les supporters sénégalais arriveront à la « cave » du Tribunal depuis grande instance de Rabat à partir de 12h.
Ces derniers seront visés par des infractions inscrites aux articles 267 et 302 du Code pénal marocain avec des « violences ou voies de fait envers un fonctionnaire ou agent de la force publique » et des « actes de violence à l‘occasion d’une compétitions sportives ».
« Judiciarisation de la frustration » selon Me Kabou
Dans un entretien accordé à L’Equipe, Me Patrick Kabou affirme qu’il plaidera pour une relaxation pure et simple des 18 supporters sénégalais. L’avocat est revenu sur les faits de ce fameux jour, affirmant que « des gens ont commencé à pousser à l’arrière de la tribune ». Ainsi les supporters sénégalais se sont simplement rués vers la barrière pour ne se faire écraser. « ils ont dépassé la barrière en demandant aux stadiers de leur laisser le temps de reculer, pour qu’ils puissent reprendre leur place. Mais ces supporters parlaient en wolof et ces stadiers leur répondaient en arabe, donc ils ne se comprenaient pas » a déclaré l’avocat avant d’ajouter : « un stadier a alors pris une chaise et l’a jetée sur eux ».
Selon Me Kabou, la frustration marocaine après cette défaite est tout simplement à l’origine de cette détention que l’avocat a déjà qualifié de « prise d’otage ».
Salimata Mbengue







