La rumeur enfle dans les couloirs diplomatiques. En marge du dernier sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le nom de Macky Sall a circulé avec insistance comme potentiel candidat africain au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.
Officiellement, rien n’est acté. L’ancien chef de l’État sénégalais n’a déposé aucune candidature, et ni Dakar ni l’UA n’ont annoncé un soutien formel. Mais, en coulisses, plusieurs diplomates évoquent des discussions informelles autour d’une éventuelle « désignation africaine consensuelle » pour la succession du secrétaire général sortant.
Des signaux, mais pas d’engagement formel
Selon des propos rapportés en septembre 2025, Macky Sall aurait indiqué que toute ambition à la tête de l’ONU dépendrait d’un large soutien international : appui des États africains, aval des membres permanents du Conseil de sécurité et, élément crucial, la position du Sénégal.
Une posture jugée prudente par plusieurs observateurs. L’ancien président insiste sur la nécessité d’un consensus diplomatique avant toute démarche formelle. En revanche, aucune déclaration publique ne l’a vu affirmer explicitement qu’il renoncerait en cas d’opposition de Dakar.
Un débat sensible à Dakar
L’hypothèse divise. Entre solidarité continentale et exigences internes de reddition des comptes, le sujet est politiquement inflammable.
Certains estiment qu’une candidature africaine forte serait stratégique sur la scène internationale. D’autres rappellent que le contexte politique sénégalais récent pourrait peser dans l’équation.
À ce stade, l’incertitude domine :
• aucune déclaration officielle de candidature ;
• aucune position publique arrêtée du gouvernement sénégalais ;
• aucune désignation formelle par l’Union africaine.
En clair
La « candidature Macky » relève pour l’instant davantage des bruits de couloir que d’une offensive diplomatique structurée. Mais le fait même que le sujet ait été évoqué dans les échanges autour du sommet de l’UA montre qu’il n’est plus totalement hypothétique.
Reste à savoir si ces murmures diplomatiques se transformeront en initiative officielle ou s’ils resteront confinés aux salons feutrés d’Addis-Abeba.
Alioune Sow







