Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a annoncé dimanche que le Ghana déposera en mars une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies visant à qualifier la traite transatlantique des esclaves africains de « plus grave crime contre l’humanité ».
S’exprimant à l’issue du sommet annuel de l’Union africaine à Addis-Abeba, Mahama a souligné que l’initiative, soutenue par l’UA et les pays de la Caricom, vise à « rétablir la vérité historique » et non seulement à réclamer une compensation financière. Le chef de l’État a insisté sur la reconnaissance internationale de cette injustice massive, qualifiant la traite d’esclaves de l’« iniquité la plus grave de l’histoire ».
Le Ghana, premier pays africain à accéder à l’indépendance en 1957, abrite le fort de Cape Coast, ancien comptoir négrier classé au patrimoine mondial de l’Unesco, symbole de cette mémoire douloureuse. Selon Mahama, l’adoption de la résolution permettra au monde de reconnaître officiellement cette page sombre de l’histoire sans en effacer les faits.







