Au Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué le rôle central de l’Afrique dans la défense d’un ordre mondial basé sur la coopération et la solidarité. « Dans un monde en proie aux divisions, l’Union africaine est un bastion du multilatéralisme », a-t-il déclaré devant les chefs d’État et de gouvernement.
Guterres a rappelé les dix années de partenariat entre l’ONU et l’UA, notamment dans les domaines de la paix, du développement durable et des droits humains, ainsi que lors de la pandémie de COVID-19. Il a aussi mis en avant la résolution 2719 du Conseil de sécurité, qualifiée de « texte historique » pour le financement des opérations de paix africaines.
Le chef de l’ONU a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité, dénonçant l’absence de sièges permanents pour l’Afrique : « Nous sommes en 2026, pas en 1946. À chaque fois qu’il est question de l’Afrique et du monde, il faut que l’Afrique ait voix au chapitre ». Il a également appelé à réformer l’architecture financière internationale pour donner aux pays en développement un rôle réel dans la prise de décision.
António Guterres a structuré l’avenir autour de trois priorités : la paix, l’action économique et climatique. Il a exhorté à un cessez-le-feu au Soudan, à un soutien accru aux missions de l’UA, à tripler la capacité de prêt des banques multilatérales de développement et à réduire les coûts d’emprunt pour l’Afrique. Sur le climat, il a rappelé que l’Afrique détient 60 % du potentiel solaire mondial mais ne reçoit que 2 % des investissements dans les énergies propres, lançant un appel fort : « Halte au pillage. Halte à l’exploitation. Les peuples d’Afrique doivent bénéficier des ressources de l’Afrique ».







