Le Haut Commandement de la gendarmerie nationale, via sa direction de la justice militaire, a dévoilé mercredi soir les raisons de l’intervention des forces spéciales et du GIGN (Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale) à la maison centrale, survenue en début de semaine.
Cette opération visait à effectuer une fouille systématique à la prison de Coronthie afin de mettre au jour un vaste réseau d’objets prohibés au sein de l’établissement pénitentiaire.
Selon le Haut Commandement, cette intervention a permis de saisir un nombre important d’objets interdits. « Les forces de défense et de sécurité ont saisi du chanvre indien, du crack, du tramadol, du valium, plusieurs téléphones portables, des armes blanches ainsi qu’une somme d’argent en espèces », a indiqué la gendarmerie nationale à travers un communiqué diffusé par la DCI (Direction de la communication et de l’information) de la présidence de la République.
Au cours de cette opération, un sergent-chef de la garde pénitentiaire en service a été interpellé par le GIGN, alors qu’il détenait un sac contenant une importante somme d’argent, des substances psychotropes (notamment du chanvre indien et du crack), ainsi que plusieurs téléphones portables et autres objets prohibés.
Toutefois, plusieurs sources rapportent que l’intervention a provoqué la mort d’au moins quatre détenus qui s’étaient révoltés à la suite de l’arrestation d’Aboubacar Diakité, dit Toumba.
Le procureur général a précisé que cet officier de l’armée guinéenne a été transféré à la prison de Coyah, située à environ 50 kilomètres de Conakry.







