Longtemps considéré comme un acteur discret mais influent du centre-ville de Beauvais, Pierre Robert, 73 ans, voit aujourd’hui son nom associé à l’une des affaires judiciaires les plus graves des dernières années. Propriétaire de plusieurs immeubles et de commerces, il faisait partie de ces figures locales que l’on croise sans les connaître vraiment, homme de patrimoine et d’influence silencieuse.
Mais en avril 2025, sa vie bascule. Arrêté puis mis en examen, il est placé en détention provisoire dans un dossier portant sur des infractions d’une extrême gravité. Les enquêteurs lui reprochent notamment la détention d’un important volume de fichiers illicites et un possible rôle dans l’alimentation d’un réseau de production de contenus prohibés. Les faits, s’ils étaient confirmés par la justice, constitueraient une participation directe à une organisation criminelle.
Ce dossier prend un tournant transnational début février 2026, lorsque la police sénégalaise annonce l’interpellation de 14 personnes dans une affaire comparable, impliquant un réseau criminel actif entre la France et le Sénégal. La Division des investigations criminelles (DIC) parle alors d’un “groupe criminel organisé à caractère transnational”. Les enquêteurs des deux pays tentent désormais d’identifier les connexions exactes entre les différentes ramifications de ce réseau.
À Beauvais, l’interpellation de Pierre Robert a créé la stupeur. Notable local depuis des décennies, investisseur immobilier prudent et peu médiatisé, il n’avait jamais fait parler de lui dans les colonnes judiciaires. Son profil — un retraité fortuné, installé et respecté — contraste fortement avec la nature des faits qui lui sont reprochés.
Alors que l’enquête se poursuit et que la justice suit son cours, cette affaire rappelle la complexité des réseaux criminels modernes et la nécessité de coopérations internationales renforcées. Elle met également en lumière le rôle que peuvent jouer des profils sans histoire apparente dans des mécanismes clandestins dont l’ampleur dépasse largement les frontières locales.
Pierre Robert demeure, à ce stade, présumé innocent, dans l’attente des conclusions judiciaires qui détermineront l’étendue exacte de ses responsabilités.







