Le Ghana rend hommage à sa légende du highlife, morte samedi à 90 ans. Guitariste, arrangeur et pionnier incontesté, Ebo Taylor a façonné l’un des sons les plus influents d’Afrique de l’Ouest.
Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages pleuvent : Jazz Is Dead salue un « pionnier », Stonebwoy un mentor, et de nombreux fans pleurent « Oncle Ebo ».
Né en 1936 à Cape Coast, Taylor a exporté le highlife sur les scènes du monde entier, collaboré avec Fela Kuti à Londres et influencé l’afrobeat autant que le hip-hop contemporain, où ses grooves continuent d’être samplés.
Jusqu’à un âge avancé, il a tourné en Europe et aux États-Unis, incarnation vivante de l’âge d’or musical ghanéen.
Sa disparition laisse un vide immense, mais aussi un héritage indélébile.







