En Afrique francophone et centrale, plusieurs dirigeants continuent de cumuler les mandats malgré leur âge avancé. Alassane Ouattara, Paul Biya, Yoweri Museveni et Denis Sassou-Nguesso incarnent cette longévité politique, soulevant des questions sur le renouvellement et la représentation des jeunes générations.
Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), 84 ans, est président depuis 2011. Réélu pour un quatrième mandat en octobre 2025 avec 89,77 % des voix, il avait déjà été reconduit en 2015 et en 2020, malgré des controverses sur la constitutionnalité de son troisième mandat.
Paul Biya (Cameroun), 92 ans, est au pouvoir depuis 1982. Réélu pour un huitième mandat avec environ 53,66 % des voix, il demeure l’un des dirigeants les plus anciens au monde, suscitant des débats sur le manque de renouvellement politique.
Yoweri Museveni (Ouganda), 81 ans, a entamé son septième mandat en 2026. Au pouvoir depuis 1986, il a remporté l’élection avec environ 71 % des voix, malgré des accusations de fraude et de répression contre l’opposition.
Denis Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville), 79 ans, cumule six mandats depuis 1979 (et depuis 1997 jusqu’à aujourd’hui). Il a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de mars 2026, confirmant son refus de céder le pouvoir, malgré les critiques concernant la concentration des pouvoirs et le contrôle de l’opposition.
Ces quatre dirigeants illustrent la longévité politique en Afrique. Tous ont dépassé les 79 ans et continuent de remporter des élections souvent contestées, soulevant un défi majeur pour le renouvellement démocratique sur le continent.
Face à ces cas emblématiques, l’Afrique entre néanmoins dans une nouvelle ère politique, où l’arrivée de dirigeants plus jeunes nourrit beaucoup d’espoir pour l’avenir. De plus en plus de pays font le choix de présidents issus d’une nouvelle génération, porteurs d’idées nouvelles, d’une vision moderne et d’une volonté affirmée de rompre avec les pratiques anciennes.
L’ascension de leaders comme Bassirou Diomaye Faye au Sénégal (44 ans), Ibrahim Traoré au Burkina Faso (arrivé au pouvoir à 34 ans par un coup d’État), Mamadi Doumbouya en Guinée, ou encore Andry Rajoelina à Madagascar (élu une première fois à 35 ans), illustre cette dynamique.
Ces trajectoires montrent que les jeunesses africaines peuvent désormais se projeter dans un avenir où l’innovation, l’intégrité et le renouveau démocratique deviennent des réalités. C’est un signe fort que l’Afrique avance, portée par une génération déterminée à transformer ses défis en opportunités.
Alioune Sow







