Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a demandé jeudi au Burkina Faso de revenir sur son projet de dissoudre tous les partis politiques et de mettre fin aux restrictions imposées à l’espace civique.
Le gouvernement burkinabè avait annoncé le 29 janvier son intention d’interdire toutes les formations politiques, dont les activités sont déjà suspendues depuis le coup d’État ayant porté au pouvoir le capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022. Selon Türk, cette décision est incompatible avec le respect des droits humains et il appelle au rétablissement d’un véritable espace démocratique.
Il demande également l’abrogation des lois restrictives, la facilitation de l’aide humanitaire et la libération des personnes détenues arbitrairement, alors que le Haut-Commissariat continue de recevoir des signalements de disparitions forcées et d’arrestations arbitraires, y compris de journalistes et de membres de la société civile.
Malgré une feuille de route convenue en décembre 2025 visant à renforcer les droits humains, les mesures répressives se poursuivent, notamment avec la suspension d’organisations et l’imposition de nouvelles restrictions à la liberté d’association. Türk exhorte le gouvernement à traduire ces engagements en actions concrètes.







