Le Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM) a mis en garde contre une détérioration rapide de la sécurité dans la bande sahélienne, marquée par l’expansion de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Lors d’un point de presse, le général Dagvin RM Anderson a souligné la pression accrue exercée par le JNIM et d’autres organisations armées sur les États de la région et leurs capitales.
Selon AFRICOM, la menace prend une dimension transnationale, avec un risque d’extension vers les pays côtiers du golfe de Guinée. Le commandement appelle à un renforcement du partage du renseignement, des capacités de surveillance et de la coordination régionale. Les États-Unis affirment privilégier des partenariats avec des pays « volontaires et capables », citant notamment leur coopération accrue avec le Nigeria.
En parallèle, AFRICOM soutient le développement de centres d’excellence au Maroc et en Tunisie afin de renforcer la formation et l’interopérabilité des forces africaines. Le sergent-major Garric M. Banfield rappelle que la sécurité demeure une condition essentielle à la stabilité et au développement.
Cet avertissement intervient après de récentes attaques revendiquées par l’État islamique au Niger et des opérations du JNIM visant des convois au Mali, illustrant la diversification des modes d’action des groupes armés dans la région.







