Une mise en demeure a été adressée à Ellipse Projects dans le cadre d’un différend portant sur un contrat de 250 milliards FCFA. Malgré 75 milliards déjà décaissés, plusieurs chantiers restent à l’arrêt.
Le bras de fer judiciaire entre l’État et la société Ellipse Projects connaît un nouveau rebondissement. Selon L’observateur, les autorités ont officiellement relancé le contentieux relatif au contrat controversé de 250 milliards FCFA, à travers une mise en demeure adressée à l’entreprise en charge du projet.
Le contrat, payable en dix échéances et déjà modifié par deux avenants, porte sur la construction de 69 blocs de bâtiments ainsi que d’un hôpital à Ourossogui. Il s’inscrit dans un vaste programme d’infrastructures publiques censé répondre à des besoins urgents dans plusieurs régions du pays.
À ce stade, un montant de 75 milliards FCFA a déjà été décaissé pour les travaux de la tranche 1. Toutefois, l’avancement des chantiers suscite de vives inquiétudes. À Sébikotane comme à Fatick, les travaux accusent une stagnation jugée préoccupante, malgré les fonds engagés.
De son côté, Ellipse Projects conteste toute responsabilité dans les retards observés. La société réclame des arriérés de paiement qu’elle estime dus par l’État. Selon son avocat, ces montants « ont été programmés dans les budgets de 2024, 2025 et même dans celui de 2026 », laissant entendre que les engagements financiers de l’État n’auraient pas été honorés dans les délais convenus.
Cette nouvelle escalade ravive le souvenir du « scandale des 250 milliards », un dossier hautement sensible qui mêle enjeux financiers, responsabilité contractuelle et crédibilité de l’action publique. La suite de la procédure judiciaire devrait permettre de déterminer les responsabilités exactes dans ce différend aux lourdes implications budgétaires.
Alioune Sow







