Des combattants affiliés à l’État islamique au Sahel (EIS) ont attaqué, ce lundi, le camp de la garde nationale d’Ayorou, dans le nord-ouest du Niger, près de la frontière malienne. Aucune communication officielle n’a encore été faite sur le bilan de cette attaque.
Selon des sources sécuritaires, au moins trois soldats nigériens auraient été tués lors des combats. Les assaillants auraient également emporté trois véhicules militaires équipés de mitrailleuses, après avoir temporairement occupé la caserne.
D’après les mêmes sources, les jihadistes se sont ensuite repliés vers le nord, en direction de la frontière, sans être immédiatement poursuivis.
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire toujours très dégradé dans la région de Tillabéri, régulièrement ciblée par des groupes armés affiliés à l’État islamique, malgré les opérations militaires menées par les forces nigériennes.
Ayorou, localité stratégique située sur le fleuve Niger, reste l’un des points névralgiques de la lutte contre les groupes jihadistes opérant dans la zone des « trois frontières » entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.
Alioune Sow







