Après des mois de tension politique, la médiation de la CEDEAO, menée par le Sénégal, commence à porter ses fruits en Guinée-Bissau, avec la libération de figures clés de l’opposition et l’annonce d’un calendrier électoral.
Domingos Simões Pereira libéré mais assigné à résidence
L’opposant bissau-guinéen Domingos Simões Pereira, leader du PAIGC, a été libéré suite à la médiation de la CEDEAO conduite par le Sénégal. Il reste toutefois assigné à résidence, selon des sources concordantes.
Parallèlement, Fernando Dias da Costa, candidat à l’élection présidentielle de novembre 2025 et revendiquant la victoire, a également recouvré la liberté. Il s’est présenté publiquement aux côtés du général Biram Diop, ministre sénégalais des Forces armées, illustrant l’implication directe de Dakar dans la médiation.
Une mission de haut niveau de la CEDEAO
Le 10 janvier 2026, le président de la Sierra Leone, président en exercice de la CEDEAO, a conduit une mission de haut niveau à Bissau, accompagné du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.
Objectif : obtenir des garanties claires pour le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau, dirigée par une junte depuis le coup d’État.
Annonce d’un calendrier électoral
Dix jours plus tard, les autorités de transition ont annoncé la tenue simultanée des élections présidentielle et législatives le 6 décembre 2026. À ce stade, la CEDEAO n’a pas encore réagi officiellement à ce calendrier.
Une médiation qui avance rapidement
Force est de constater que les négociations progressent. La Guinée-Bissau apparaît aujourd’hui comme le seul pays dirigé par une junte où la médiation de l’organisation sous-régionale produit des résultats tangibles dans un délai record.
Comparaison avec d’autres pays putschistes
Au Mali, au Niger et au Burkina Faso, la CEDEAO n’a enregistré aucune avancée. Pire, ces trois États ont quitté l’organisation pour former l’Alliance des États du Sahel (AES).
En Guinée-Conakry, il aura fallu près de cinq ans de pressions diplomatiques pour parvenir à un calendrier de retour à l’ordre constitutionnel.
Alioune Sow







