Le Mali a connu, jeudi, une nouvelle attaque majeure visant ses infrastructures vitales. Sur l’axe Diboli–Kayes, un convoi de camions-citernes a été pris pour cible puis incendié. L’opération a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM/JNIM), l’un des principaux groupes djihadistes actifs au Sahel.
D’après des sources locales et sécuritaires, « des dizaines » de camions ont été détruits. Des pertes humaines auraient également été enregistrées, sans qu’aucun bilan officiel n’ait encore été communiqué.
Un secteur stratégique fragilisé
Au-delà de l’attaque elle-même, cet incident met en lumière la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement en carburant.
Alors que Bamako connaît depuis plusieurs semaines une pénurie persistante, la destruction de ce convoi menace d’aggraver une situation déjà critique. Les grandes villes, dépendantes de ces routes de transit, pourraient voir les tensions s’intensifier sur le marché du carburant.
Des répercussions sur la vie quotidienne
Les embuscades répétées sur les axes routiers perturbent profondément l’économie. Elles alimentent un climat d’insécurité qui affecte directement les populations : hausse du prix du transport, difficultés d’accès aux produits essentiels, et sentiment croissant d’enclavement.
Les habitants se retrouvent ainsi piégés entre la violence des groupes armés et les conséquences économiques d’un pays en manque de carburant.
Des groupes armés qui avancent leurs pions
Dans un Sahel sous pression, le GSIM/JNIM poursuit sa stratégie de harcèlement en visant des points névralgiques : axes routiers, convois logistiques, infrastructures d’État.
L’attaque de l’axe Diboli–Kayes souligne que même les corridors les plus essentiels, notamment ceux connectés au Sénégal, sont désormais des zones à haut risque.
Une montée en puissance assumée des forces maliennes
Pour répondre à cette insécurité persistante, Bamako multiplie les efforts militaires. Le Mali a récemment réceptionné des drones de combat turcs AKINCI, destinés à renforcer ses capacités de surveillance et de frappe.
Cette acquisition s’inscrit dans la volonté affichée des Forces armées maliennes (FAMa) de se repositionner comme acteur central de la sécurité régionale. Le pays a par ailleurs été classé première puissance militaire de l’UEMOA par le Global Firepower 2026.
Reste à savoir si cette montée en puissance suffira à inverser la dynamique sur le terrain, alors que les groupes djihadistes continuent de cibler les points stratégiques de l’économie nationale.







