Seize officiers des forces armées nigérianes vont comparaître devant une commission judiciaire spéciale pour répondre de faits d’« indiscipline, d’insubordination et de violation des règlements militaires ». Les grades concernés vont de capitaine à général de brigade.
Les faits remontent au 1er octobre 2025, date à laquelle le président nigérian Ahmed Bola Tinubu avait annulé le défilé de la fête de l’indépendance, une décision concomitante à la révocation des seize officiers, soupçonnés de « tentative de destitution anticonstitutionnelle du président ».
Dans un communiqué publié lundi 26 janvier 2026, l’état-major a annoncé la fin de l’enquête et la traduction prochaine des mis en cause devant un tribunal militaire compétent. Le porte-parole de la Défense, le major-général Samaila Uba, a indiqué que les investigations avaient permis d’identifier plusieurs officiers soupçonnés d’avoir comploté pour renverser le gouvernement.
Cette affaire avait été reléguée au second plan par les démentis initiaux des autorités et par une crise diplomatique née de critiques du président américain Donald Trump sur la protection des chrétiens au Nigeria. Peu après, le président Tinubu avait procédé à un remaniement des hauts responsables militaires.
Le dossier intervient dans un contexte régional marqué par la multiplication des prises de pouvoir militaires en Afrique de l’Ouest. Le Nigeria, sous l’égide de la Cédéao, s’est récemment illustré par son opposition aux changements anticonstitutionnels, notamment en contribuant à déjouer une tentative de coup d’État au Bénin.
Aucune date de procès n’a encore été annoncée. En vertu du droit nigérian, les accusés encourent la peine capitale en cas de condamnation.







