La Division nationale des investigations transfrontalières (DNIT) a porté un nouveau coup dur à la criminalité organisée en démantelant un vaste réseau de vente de documents d’état civil sénégalais à des étrangers. Selon Libération, l’enquête a révélé un système bien structuré, impliquant plusieurs acteurs et des complicités au sein de certaines mairies.
L’affaire trouve son origine dans l’interpellation d’un ressortissant guinéen et de son épouse, arrêtés en possession de documents sénégalais frauduleux. Cette arrestation a permis aux enquêteurs de remonter la filière.
Le présumé cerveau du réseau a été arrêté à Tambacounda, où les policiers ont saisi un lot impressionnant de pièces administratives, dont 219 photocopies de cartes nationales d’identité sénégalaises. Ces documents servaient notamment à créer de faux liens de parenté sénégalais pour faciliter l’obtention de papiers à des étrangers.
Les investigations se poursuivent et mettent en lumière des collusions frauduleuses avec plusieurs mairies, désormais au centre de l’enquête, laissant entrevoir de nouvelles interpellations.
Alioune Sow







