En visite officielle à Casablanca afin de renforcer les liens avec le Royaume chérifien, le chef du gouvernement sénégalais a longuement échangé avec la communauté sénégalaise établie au Maroc. Son message est sans équivoque : la diaspora doit être le moteur du nouveau Sénégal.
La diaspora au cœur de la Vision « Sénégal 2050 »
Dans une salle comble, empreinte de ferveur, Ousmane Sonko a pris la pleine mesure du rôle de la diaspora marocaine, qu’il érige en véritable « vitrine du pays ». Ce rendez-vous a dépassé le cadre protocolaire pour devenir un moment de dialogue direct autour des ambitions de la Vision Sénégal 2050.
Pour le Premier ministre, les Sénégalais de l’étranger ne sont pas de simples expatriés, mais les « premiers ambassadeurs » du pays. Il les a exhortés à être des modèles et à porter fièrement l’image du Sénégal. À l’instar des initiatives lancées à Milan, il a invité la diaspora à souscrire aux emprunts obligataires dédiés, transformant ainsi l’épargne des émigrés en levier de souveraineté financière.
Par ailleurs, si 17 accords ont été signés lors de cette commission mixte, l’objectif affiché par le Sénégal est d’atteindre le seuil de 170 accords de coopération afin de densifier les échanges, mieux protéger les citoyens et faciliter le commerce. Sur ce point, le chef du gouvernement a indiqué vouloir faire du Maroc un laboratoire de la coopération « gagnant-gagnant », dans lequel les intérêts du Sénégal seront pleinement préservés.
Soucieux de désamorcer les polémiques liées à la finale de la CAN 2025, Ousmane Sonko s’est voulu catégorique : sa visite était planifiée de longue date et ne répond à aucune actualité sportive. Il a toutefois profité de l’occasion pour appeler la diaspora à placer la fraternité historique et spirituelle au-dessus des « excès émotionnels » liés au football.
En finir avec le système
En conclusion, le Premier ministre a rappelé ses priorités nationales : bâtir une justice plus équitable et un État plus efficace. Il a invité la diaspora à faire preuve de lucidité et de patience, soulignant que la transformation du pays est un chantier de long terme.







