La Guinée est visée par deux litiges d’investissement d’envergure devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Deux entreprises, Axis International et Nimba Investment, ont saisi l’institution, accusant l’État guinéen d’expropriation de leurs actifs miniers.
La Guinée dans le viseur d’un groupe émirati pour plusieurs milliards de dollars
Axis International, une société émiratie basée aux Émirats arabes unis et deuxième producteur de bauxite en Guinée, réclame 28,9 milliards de dollars de dommages et intérêts. Cette plainte fait suite à la décision du gouvernement guinéen d’annuler son permis d’exploitation minière en mai 2025.
Selon les responsables de l’entreprise, les autorités guinéennes n’auraient fourni aucune justification valable pour motiver cette annulation.
Un autre contentieux autour des actifs aurifères
La seconde plainte émane de Nimba Investment, également basée aux Émirats arabes unis. La société est engagée dans un différend avec l’État guinéen portant sur des investissements dans le secteur aurifère.
Elle accuse le gouvernement d’avoir exproprié ses actifs, notamment une raffinerie d’or construite en partenariat avec les autorités guinéennes.
À l’origine des litiges
En mai 2025, le gouvernement guinéen a procédé à l’annulation de plus de cinquante permis d’exploitation minière. Ces décisions ont été prises à travers une série de décrets, suivis d’arrêtés signés par l’ancien ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla. Les autorités avaient alors invoqué des cas de non-exploitation ou de sous-exploitation des sites concernés.
Dans le cadre de la rédaction de cet article, des démarches ont été entreprises pour recueillir la réaction de responsables du ministère des Mines. Celles-ci sont restées sans suite.
D.S. Kamara, correspondant de LNA à Conakry







