L’entreprise émiratie Mark Cables FZE a annoncé lundi le lancement d’un projet de centrale thermique de 200 MW au Burkina Faso, pour un montant de 180 millions d’euros, renforçant encore l’influence croissante des Émirats arabes unis sur le continent africain.
Selon l’entreprise, cette initiative « confirme l’ambition du groupe de devenir un acteur incontournable de l’infrastructure électrique en Afrique de l’Ouest ». Le projet permettra également à Mark Cables de siéger à l’Assemblée générale du Système d’échange d’énergie électrique ouest africain, qui regroupe 14 États du marché commun régional.
Les Émirats sont devenus l’un des premiers investisseurs étrangers en Afrique : entre 2019 et 2023, ils y ont injecté 110 milliards de dollars, dépassant la Chine, selon des données du Trésor public français. Leur stratégie d’influence passe par des financements massifs dans les infrastructures, les matières premières et les projets sécuritaires, notamment en Afrique centrale et dans la Corne de l’Afrique.
Lors du sommet du G20 en novembre, Abou Dhabi a annoncé un investissement d’un milliard de dollars dans l’intelligence artificielle en Afrique. Le même mois, les Émirats ont signé 40 accords pour plus de six milliards de dollars avec le Tchad, et 44 accords de 6,5 milliards de dollars avec l’Angola.
Malgré des accusations de soutien aux Forces de soutien rapide (FSR) engagées dans la guerre civile au Soudan — accusations qu’ils démentent — les Émirats poursuivent leur expansion économique et politique sur le continent.







