De nouveaux éléments viennent éclairer l’affaire des supporters sénégalais interpellés au Maroc à l’issue de la finale de la CAN. Selon Libération, les personnes mises en cause ont livré à leurs avocats une version des faits qui met en avant un problème de communication, ainsi qu’un flou persistant autour de leur demande de libération provisoire sous garantie, après le renvoi de leur procès.
D’après leurs déclarations, l’incident se serait produit dans un contexte de forte affluence et de tension aux abords du stade. Me Patrick Kabou, l’un de leurs avocats, affirme que les supporters se trouvaient « collés à la grille » lorsqu’un mouvement de foule est survenu derrière eux. « Pour ne pas se faire écraser, ils ont franchi la grille », explique-t-il.
L’avocat précise que, une fois la barrière franchie, les supporters ont tenté de s’expliquer avec les forces de l’ordre. « Malheureusement, l’un d’eux a reçu un coup », ajoute-t-il, évoquant un usage de la force qui aurait aggravé la situation.
Autre zone d’ombre du dossier : l’identité de l’un des interpellés, initialement présenté comme un « supporter algérien » arrêté en même temps que les Sénégalais. Il s’agit en réalité de Lyece Mouri, citoyen français, né le 26 mars 1998 à Paris (7ᵉ arrondissement). Selon les informations disponibles, il a été interpellé à la fin du match, alors qu’il jubilait dans le stade.
Ces révélations relancent le débat sur les conditions de l’interpellation et la gestion judiciaire du dossier, alors que les familles et les soutiens des supporters réclament davantage de clarté et une issue rapide à cette affaire sensible.
Alioune Sow







