Les prolongations de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc se jouent désormais loin des terrains. Quelques jours après le sacre des Lions, la légende du football sénégalais, El Hadji Ousseynou Diouf, s’est érigée en défenseur de l’esprit sportif, dénonçant les théories du complot qui polluent l’après-match. Dans une tribune publiée ce jeudi 22 janvier dans les colonnes du journal Le Monde, l’ancien international appelle à la retenue et à la lucidité.
Double Ballon d’Or africain, Diouf tranche sans détour : « Le football se gagne sur le terrain, pas dans la rumeur. » Alors que les réseaux sociaux s’enflamment autour de l’arbitrage et d’un penalty contesté, l’ex-attaquant de Liverpool a choisi la voie de la sagesse. Pour lui, la frustration des vaincus est compréhensible, mais elle ne saurait justifier la calomnie.
« La frustration fait partie du jeu, mais le soupçon permanent ne peut pas en être la règle », a-t-il martelé.
El Hadji Diouf a également tenu à rappeler que le Maroc a offert à l’Afrique une organisation « aux standards internationaux », saluant la qualité des infrastructures et de l’accueil, loin des accusations d’influence occulte qui ont circulé après la finale.
Un grand frère pour la nouvelle génération
Tout au long de la compétition, Diouf n’a pas été un simple spectateur. On l’a notamment aperçu murmurer à l’oreille de Sadio Mané lors d’un moment de forte tension en finale, alors que le jeu peinait à reprendre. Un rôle de mentor aujourd’hui salué par la nouvelle génération. Lors de la parade des champions à Dakar, Sadio Mané a rendu un hommage appuyé à celui qu’il considère comme son « modèle absolu ».
Préserver l’axe Dakar–Rabat
Au-delà du sport, El Hadji Diouf a insisté sur la portée diplomatique du football. Rappelant les liens historiques entre le Sénégal et le Royaume chérifien, il a invité les supporters à ne pas laisser un match de 120 minutes fragiliser une fraternité séculaire.
« Nous resterons frères avec les Marocains après cette rencontre », a-t-il conclu, soulignant que l’Afrique ressort grandie de cette édition 2025 de la CAN.







