Le Sénégal et le Maroc entretiennent une relation diplomatique, économique, culturelle et religieuse solide, bâtie depuis l’indépendance du Sénégal en 1960 et poursuivie sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Cette coopération historique a traversé cinq présidences, chacune renforçant les liens entre Dakar et Rabat.
Sous Léopold Sédar Senghor (1960–1980), les relations étaient principalement diplomatiques, culturelles et islamiques. Senghor admirait la stabilité politique du Maroc et considérait le pays comme un partenaire stratégique en Afrique du Nord et dans la francophonie. Les premiers échanges incluaient des visites officielles et des programmes d’échanges universitaires.
Avec Abdou Diouf (1981–2000), la relation s’est consolidée sur les plans diplomatique et économique. Le Maroc a soutenu des projets éducatifs, sanitaires et agricoles au Sénégal, tout en accueillant des étudiants sénégalais. Dakar et Rabat ont également coordonné leurs positions sur les questions africaines et francophones, renforçant leur influence dans les forums multilatéraux.
La présidence d’Abdoulaye Wade (2000–2012) a marqué une période de coopération active et personnalisée. Les visites officielles se sont multipliées, et le Maroc a investi dans les infrastructures, le secteur bancaire et les télécommunications au Sénégal. Des accords bilatéraux ont été signés, consolidant les partenariats dans le commerce, le tourisme et la culture.
Depuis Macky Sall (2012–2024), la relation a pris une dimension pragmatique et stratégique. Les investissements marocains dans l’énergie, les infrastructures, les télécommunications et l’agriculture se sont intensifiés. La coopération académique et culturelle a continué, avec des échanges universitaires et des bourses. Dakar et Rabat ont également renforcé le dialogue politique régional, notamment sur des dossiers africains sensibles comme le Sahara occidental.
Aujourd’hui, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, le Sénégal confirme cette tradition d’amitié et de coopération. Les relations politiques, économiques et culturelles restent une priorité, avec des échanges protocolaires réguliers et un accent mis sur les projets communs.
Alioune Sow







