La réélection de Yoweri Museveni pour un septième mandat a ravivé les tensions politiques en Ouganda, notamment après de nouvelles déclarations en ligne de son fils, Muhoozi Kainerugaba, visant l’opposant Bobi Wine. Le chef de l’armée a publié des messages contenant des menaces explicites, qualifiées de « menaces de mort » par l’opposition, tandis que Bobi Wine conteste les résultats du scrutin et affirme s’être caché après un raid policier.
Muhoozi, connu pour ses prises de position provocatrices sur les réseaux sociaux, a également insulté l’opposant, renforçant les critiques à son encontre.
Malgré ces controverses, une partie de la population continue de le considérer comme successeur potentiel de Museveni, âgé de 81 ans et au pouvoir depuis 1986. Muhoozi avait annoncé sa candidature pour 2026 avant d’y renoncer, après avoir été nommé chef des armées en 2024.
La question de la succession reste sensible, le président n’ayant jamais désigné officiellement de dauphin. Les tensions sont accentuées par des précédents incidents impliquant Muhoozi, dont des déclarations ayant provoqué des tensions diplomatiques.
Certains observateurs évoquent aussi le rôle de Salim Saleh, frère du président, souvent présenté comme une alternative possible. Les prochaines nominations gouvernementales devraient éclairer les rapports de force au sein du pouvoir.







