Plus de vingt ans après les premières exactions au Darfour, la violence continue dans cette région de l’ouest du Soudan. Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la procureure adjointe de la Cour pénale internationale (CPI), Nazhat Shameem Khan, a dénoncé des crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés de manière méthodique, ciblant particulièrement les communautés non arabes depuis la chute d’El-Fasher à l’automne 2025.
Selon la CPI, les Forces de soutien rapide sont responsables de viols, détentions arbitraires, exécutions et violences sexuelles utilisées comme arme de guerre, preuves à l’appui via vidéos, enregistrements et images satellites. Ces constats rejoignent ceux du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, qui décrit une situation humanitaire « dans un abîme aux dimensions inimaginables ».
Depuis le renvoi du conflit devant la CPI en 2005, la cour a prononcé en octobre 2025 une condamnation historique à vingt ans de prison contre Ali Kushayb pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mais pour la CPI, cette décision reste insuffisante face à l’ampleur des violences et au sentiment persistant d’impunité dans la région.






