Ils avaient tout misé sur l’exil. Au moins 70 migrants sénégalais, originaires de Dionewar, localité située à l’ouest du Sénégal, ont péri en haute mer après le naufrage de leur embarcation partie à destination de l’Europe. Le bateau, livré à lui-même pendant quatre jours d’errance et de souffrance, a finalement été secouru par la Marine mauritanienne, mais trop tard pour de nombreuses victimes.
Selon les premiers témoignages, les passagers ont vécu un véritable calvaire : manque d’eau, de nourriture, épuisement extrême et panique à bord. Plusieurs migrants seraient morts de déshydratation et de faim, leurs corps jetés à la mer par les survivants, impuissants.
Ce nouveau drame remet en lumière les routes migratoires clandestines, toujours aussi meurtrières, et le désespoir de jeunes Sénégalais prêts à affronter l’Atlantique au nom d’un slogan tragiquement célèbre : « Barça ou la mort ».
À Dionewar, l’émotion est immense. Familles endeuillées, villages sous le choc, et une même question lancinante : combien de morts faudra-t-il encore avant que ces départs cessent ?






