Le Premier ministre de la Transition, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu le 15 janvier 2026 à Ouagadougou le nouvel ambassadeur du Royaume-Uni, Angus McKee. Une rencontre protocolaire qui a rapidement pris une dimension politique, marquée par un message clair sur la nouvelle orientation diplomatique du Burkina Faso.
Le message central
Les autorités burkinabè réaffirment une ligne de coopération fondée sur la souveraineté nationale. Ouagadougou se dit ouvert au monde, mais rejette toute relation perçue comme asymétrique ou dominée par une logique de tutelle. La diversification des partenaires est assumée, à condition qu’elle respecte les priorités et l’autonomie stratégique du pays.
La position britannique
Le diplomate britannique a exprimé la volonté de Londres d’identifier des axes de collaboration concrets, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Il a salué la clarté du discours burkinabè et évoqué un partenariat « gagnant-gagnant ».
Le contexte régional
Cette audience intervient dans un climat de recomposition géopolitique au Sahel. Le Burkina Faso multiplie les signaux de rupture avec les cadres diplomatiques traditionnels, en affirmant une coopération plus pragmatique, alignée sur ses priorités de sécurité, de résilience et de développement endogène.
Ce que cela signifie
Au-delà de la relation bilatérale avec le Royaume-Uni, cette rencontre illustre la volonté de Ouagadougou de fixer de nouvelles règles dans ses partenariats internationaux. Le respect mutuel et l’efficacité de l’action deviennent les critères centraux d’une diplomatie burkinabè en pleine redéfinition.






