La cité de Bukama, dans la province du Haut-Lomami, s’est réveillée sous le choc ce lundi 12 janvier. Des affrontements sanglants entre l’armée congolaise (FARDC) et des groupes d’individus ont fait plusieurs morts, plongeant la région dans une vive polémique.
Dimanche 11 janvier, la violence a éclaté lorsque des tirs ont retenti à 500 km au nord de Lubumbashi. L’armée soutient avoir repoussé une attaque de miliciens Maï-Maï « Zoulou » venus libérer un détenu. Les FARDC dressent un bilan de quatre assaillants tués.
La société civile et les élus locaux rejettent cette version et dénoncent un « carnage intentionnel » sur des civils non armés. Ils avancent un bilan plus lourd de neuf morts.
Ce lundi, neuf corps ont été enterrés par la Croix-Rouge dans des conditions jugées indignes par les témoins. « Ils ont été mis en terre comme des bêtes », déplore l’ONG Justicia ASBL, alors que les familles des victimes nient toute appartenance à une milice. Dans cette épreuve, chaque citoyen, tel un « Goorgoorlu » luttant pour sa dignité, se retrouve confronté à la brutalité de la situation.
Si les renforts de la base de Kamina assurent désormais la sécurité, les élus de Bukama exigent que la lumière soit faite sur ce qu’ils considèrent comme une bavure militaire contre des populations paisibles.







