L’enquête sur la mort de Cheikh Touré au Ghana progresse et cerne de plus en plus le rôle présumé de Qnet et de son réseau. Selon Libération, les auditions de Khadim Ndiaye, dit Bamba, et de Mamadiang Kane, alias Momo, menées à la demande des autorités ghanéennes par voie diplomatique, ont permis de révéler l’existence d’une mafia structurée opérant pour le compte de la société.
Les enquêteurs décrivent un système bien huilé mêlant manipulation, enrôlement de jeunes sous couvert d’une prétendue académie de football et obligation de suivre une « formation transitoire » exigée par Qnet. Une stratégie destinée à piéger les recrues et à les placer sous la coupe du réseau.
Toujours selon les éléments de l’enquête, plusieurs membres du groupe ont été formellement identifiés. À la tête de la filière locale, un ressortissant burkinabè agirait en complicité avec deux Sénégalais chargés d’accueillir les jeunes au Ghana, avant de les livrer à la merci de la mafia.
Alioune Sow






