Des unités industrielles produisant du ciment, de la chaux et de l’enduit ont été attaquées et incendiées dimanche 11 janvier dans la région de Kayes, à l’ouest du Mali, par de présumés jihadistes affiliés à al-Qaïda. Selon des sources locales rapportées par Rfi, entre 150 et 200 assaillants, arrivés à motos et lourdement armés, ont mené l’opération en deux groupes.
Les attaques ont causé d’importants dégâts matériels. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments détruits et des stocks de ciment en feu. Un élu local, présent sur les sites après le départ des assaillants, a évoqué une situation « chaotique », indiquant que les installations devront être entièrement reconstruites.
Au moins quatre personnes auraient été enlevées lors de l’une des attaques, d’après des informations concordantes. Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de pression accrue sur l’activité économique, après le blocus du carburant imposé par des groupes jihadistes depuis septembre. En juillet dernier, des usines de la même région avaient déjà été ciblées, avec l’enlèvement d’employés étrangers, notamment indiens, toujours retenus par le groupe armé affilié à al-Qaïda.







