En Guinée-Bissau, les autorités militaires de transition ont interdit toute conférence de presse et déclaration publique non autorisée, invoquant la nécessité de préserver la « paix » et la « cohésion sociale ». La mesure a été annoncée dans un communiqué du haut commandement militaire rendu public ce 9 janvier.
Selon les autorités de transition, cette décision fait suite à des agissements jugés menaçants pour l’ordre public. Le régime militaire accuse « certains individus et groupes, notamment des personnalités politiques », d’avoir organisé des réunions secrètes destinées à « inciter à la violence et à la désobéissance », en violation de la Charte de transition.
Le communiqué avertit par ailleurs que « toute personne ou entité qui conteste l’ordre public décrété par les autorités de transition sera sévèrement réprimandée, conformément à la loi ». Une mise en garde qui laisse entrevoir un durcissement des mesures sécuritaires et une restriction accrue des libertés publiques, notamment la liberté d’expression et de la presse.
Cette décision intervient dans un contexte politique tendu, à la veille de la visite en Guinée-Bissau des présidents sénégalais et sierra-léonais, attendus pour une mission présidentielle de haut niveau de la CEDEAO, visant à évaluer la situation politique et sécuritaire du pays.
Alioune Sow






