Le saviez-vous ? Malgré une frontière commune et des décennies de confrontations en qualifications, le Sénégal et le Mali n’ont disputé qu’un seul match en phase finale de Coupe d’Afrique des Nations : c’était en 2004. Ce vendredi à Tanger, ce quart de finale marque donc un tournant historique : leur premier affrontement à élimination directe dans la compétition.
Un duel contre l’histoire
Pour le Mali, l’enjeu est presque mystique. Les Aigles n’ont plus battu les Lions de la Teranga en match officiel depuis décembre 1997. Briser cette malédiction vieille de 28 ans serait un exploit retentissant.
Les paradoxes du terrain
Ce choc des voisins réserve des duels inattendus. Au milieu de terrain, deux coéquipiers inséparables à Tottenham vont s’affronter pour l’honneur national : Pape Matar Sarr côté sénégalais et Yves Bissouma côté malien. Un duel fratricide qui pourrait peser lourd dans l’équilibre du match.
Autre paradoxe : le Sénégal arrive avec la meilleure attaque du tournoi, tandis que le Mali s’est hissé en quarts sans gagner un seul match dans le temps réglementaire. Une opposition entre puissance offensive et résilience défensive.
Un arbitre de dernière minute
Dans un coup de théâtre administratif, la CAF a changé l’arbitre à moins de 24 heures du coup d’envoi. C’est le Sud-Africain Abongile Tom qui dirigera ce match à haute tension, où chaque décision pourrait être décisive.
Plus qu’un match, un héritage
Surnommé le « Derby du Rail » en hommage à la ligne ferroviaire Dakar-Bamako, ce duel rappelle que ces deux nations formaient un seul pays en 1960 sous la Fédération du Mali. Aujourd’hui, le train ne peut plus transporter tout le monde : un seul passager montera à bord pour les demi-finales.
Le Sénégal, porté par une attaque de feu et une confiance intacte, veut asseoir sa domination régionale. Face à lui, le Mali, véritable survivant du tournoi, mise sur son mental d’acier. Après avoir éliminé la Tunisie au bout du suspense, les Aigles n’ont plus peur de rien, pas même du champion.
Le verdict approche
Ce quart de finale n’est pas seulement un match : c’est une page d’histoire qui s’écrit. Entre héritage commun, rivalité sportive et enjeux continentaux, le « Derby du Rail » promet des étincelles. À Tanger, un seul train partira pour les demi-finales. Qui montera à bord ?







