Le Procureur général près la Cour suprême a récemment saisi les parties dans le cadre d’une éventuelle révision du procès en diffamation opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko. L’ancien ministre de la Jeunesse a réagi dans un entretien accordé à L’Observateur, dénonçant ce qu’il considère comme des irrégularités dans le dossier.
Selon Mame Mbaye Niang, l’introduction d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) dans la procédure est « une grosse farce ». Il rappelle que le rapport en question a été approuvé en 2024 par l’actuel ministre des Finances, Cheikh Diba, et estime qu’il ne pouvait donc pas exister en 2021 ou 2022, période visée par le procès. « Ce document ne saurait constituer un élément nouveau justifiant une révision », affirme-t-il, dénonçant également une violation des principes du contradictoire.
L’ancien ministre conteste aussi certains aspects techniques soulevés par la défense du Premier ministre, notamment sur la chronologie du dossier Prodac. Il précise que le contrat date de 2015 et que l’ordre de service, signé par ses soins, remonte à 2016. Il souligne par ailleurs que sa responsabilité se limitait à la signature des contrats approuvés par le ministère des Finances, l’exécution technique relevant d’autres instances.
Se disant serein, Mame Mbaye Niang souligne que ses accusateurs ne l’accusent plus de détournement de deniers publics. Il insiste : « Qu’on soit en position de force ou de faiblesse, seule la vérité compte. »
Il précise enfin que la procédure n’en est qu’à ses débuts : « La Cour suprême n’envisage pas encore de se réunir. C’est le procureur général qui a saisi les deux parties en transmettant un mémoire assorti de pièces. Mes avocats répondront pour démonter les fausses informations relevées. »






