- La capitale burkinabè et la ville de Bobo-Dioulasso ont été le théâtre d’une vive agitation dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026. Des rumeurs persistantes de tentative de déstabilisation ont poussé les partisans du régime de transition à descendre dans les rues pour « protéger les institutions ».
Dès les premières heures de la soirée, des centaines de manifestants issus des structures de la Veille citoyenne se sont rassemblés aux points stratégiques, notamment autour du rond-point des Nations Unies et des principales casernes militaires. Ce mouvement visait à faire barrage à ce que les organisations pro-régime qualifient de « tentative de coup d’État ».
Cependant aucune déclaration officielle n’a encore été publiée par le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré. Mais plusieurs sources sécuritaires confirment une mise en alerte des forces de défense. Ce dimanche matin, un dispositif sécuritaire renforcé reste visible devant le camp Baba-Sy à Ouagadougou.
Des accusations relayées par les médias d’État pointent la responsabilité du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. En exil au Togo depuis septembre 2022 et radié des cadres de l’armée fin 2024, l’ancien dirigeant est régulièrement accusé par les autorités actuelles de mener des activités subversives depuis l’étranger.
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte de purges régulières au sein de l’armée, où plusieurs arrestations pour « attentat contre la sûreté de l’État » ont été opérées ces derniers mois.






