L’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo a estimé que l’année 2025, qui s’achève, s’inscrit dans un contexte critique qui marquera à jamais l’histoire de la Guinée. Dans son adresse à la nation ce mercredi 31 décembre, le leader de l’UFDG a fustigé la mauvaise gouvernance de la junte dirigée par Mamadi Doumbouya.
« Jamais la gravité du moment n’a aussi cruellement résonné en termes de démocratie et de droits humains. À cet égard, nous ne sommes plus au bord du précipice : nous y sommes de plain-pied, enfoncés par la violence et la tyrannie du CNRD et de son gouvernement. Au fond de la fosse, nous y avons été traînés par quatre années de mensonges, de trahisons, de rapts, de crimes, d’enlèvements et de meurtres », a déclaré Cellou Dalein Diallo dans son discours de l’an.
IlUFDG a rappelé la mort par balle de 65 jeunes manifestants ainsi que les cas de disparitions forcées enregistrés sous le régime de Mamadi Doumbouya. Cellou Dalein Diallo a notamment évoqué la disparition d’Oumar Sylla (alias Foniké Menguè), Billo Bah, Sadou Nimaga, Habib Marouane Camara, Mamadou Borry Barry (dit « Mabory »), Keïta, le père du journaliste Babila Kéita, ainsi que les enfants de l’artiste Elie Kamano.
« Je pense également aux personnes arbitrairement emprisonnées, à Aliou Bah et aux nombreux autres compatriotes de tout âge et de toute opinion qui croupissent, sous des prétextes fallacieux, dans les geôles du CNRD », dénonce-t-il.
Le moment venu, Cellou Dalein Diallo estime que la République honorera toutes les victimes d’actes atroces commis par la junte au pouvoir, à la mesure des immenses sacrifices qu’elles auront consentis.
« Le moment est grave. Au regard de notre passé récent, 2026 n’annonce rien de nouveau, mais la terrible continuité du même », a averti le leader de l’UFDG.
« Le moment est grave parce qu’on nous annonce la fin d’une transition et le retour à l’ordre constitutionnel, alors qu’on assiste à une prolongation du régime d’exception. Le moment est grave parce que l’annonce d’une nouvelle ère est en réalité une plongée dans les ténèbres, avec la fin du pluralisme politique et l’installation d’une tyrannie civilo-militaire », poursuit l’acteur politique.
D.S. Kamara, correspondant de LNA à Conakry






