Depuis novembre, les contrôles d’identité visant les ressortissants étrangers se sont intensifiés dans plusieurs quartiers de Dakar, notamment à la Médina, Grand-Yoff, Liberté 6 et Ouakam. La présence accrue de patrouilles de police alimente un climat d’inquiétude au sein des communautés concernées.
Selon plusieurs témoignages, ces opérations donnent lieu à des interpellations temporaires, y compris pour des personnes engagées dans des démarches de régularisation. Des étudiants et résidents étrangers décrivent une appréhension constante lors de leurs déplacements, craignant des retenues prolongées au commissariat malgré la présentation de documents tels que passeports, cartes consulaires ou récépissés.
Si la carte de séjour demeure légalement obligatoire pour tout séjour de plus de trois mois, la lenteur des procédures administratives place certains demandeurs dans une situation d’incertitude. Des récépissés de demande, pourtant délivrés par l’administration, ne sont pas toujours reconnus lors des contrôles, renforçant le sentiment de précarité.
Les autorités invoquent la nécessité de faire respecter la réglementation et de garantir la sécurité. De leur côté, des étrangers appellent à une meilleure coordination entre services administratifs et forces de l’ordre, afin que les démarches de régularisation se déroulent dans un climat plus serein et prévisible.






