● [10h 42 GMT] • Le gouvernement assure que la situation est sous contrôle
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Allasane Seidou, a démenti dimanche la réussite d’une tentative de coup d’État à Cotonou, assurant que les Forces Armées béninoises ont fait échec à une mutinerie.
Dans une déclaration télévisée intervenue peu après, le ministre de l’Intérieur, Allasane Seidou, a qualifié l’action de « mutinerie » menée par un « groupuscule de soldats » visant à déstabiliser l’État et ses institutions. « Les Forces Armées béninoises et leur hiérarchie, fidèles à leur serment, sont restées républicaines. Leur riposte a permis de garder le contrôle de la situation et de faire échec à la manœuvre », a-t-il affirmé. Le gouvernement a invité les populations à vaquer normalement à leurs occupations.
● [10h 00 GMT] • Des soldats annoncent la prise du pouvoir à quelques mois de la présidentielle
Un groupe de soldats est apparu dimanche sur les principales chaînes de télévision nationales du Bénin pour annoncer qu’il prenait le contrôle du pays, déclenchant une nouvelle crise politique dans une région ouest-africaine déjà marquée par une série de ruptures constitutionnelles depuis 2020.
Dans une déclaration lue à l’antenne, un militaire, entouré de plusieurs soldats casqués, a affirmé que l’armée s’engageait à ouvrir « une ère véritablement nouvelle », placée sous « la fraternité, la justice et le travail ». Le communiqué a annoncé la suspension de la Constitution, la dissolution de toutes les institutions et l’arrêt des activités des partis politiques « jusqu’à nouvel ordre ».

● [9h 50 GMT] • une tentative de putsch avortée plonge Cotonou dans l’incertitude
Une matinée sous tension au Bénin. Un groupe de militaires se présentant comme le « Comité militaire pour la refondation » (CMR) a annoncé à la télévision publique avoir « démis de ses fonctions » le président Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016. Cette déclaration a été suivie d’échanges de tirs près du palais présidentiel de Le Guézo, à Cotonou.
Selon des sources proches du chef de l’État, Patrice Talon et sa famille sont en sécurité. « Il s’agit d’un groupuscule qui n’a pris que la télévision. L’armée régulière reprend le contrôle », a indiqué un responsable militaire à l’AFP. Le gouvernement assure que la capitale et le pays sont sécurisés, et que « le nettoyage suit son cours ».
Qui sont les putschistes ?
Le lieutenant-colonel Pascal Tigri s’est présenté comme le président du CMR, annonçant la suspension des institutions, la fermeture des frontières et l’interdiction des partis politiques. Aucune confirmation indépendante n’a été apportée sur l’étendue réelle de leur contrôle.
Ambassade de France en alerte
L’ambassade de France à Cotonou a signalé des coups de feu à proximité du domicile présidentiel et a appelé ses ressortissants à rester confinés par mesure de sécurité.
Un contexte politique tendu
Patrice Talon, salué pour ses réformes économiques, est régulièrement accusé par ses opposants d’avoir opéré un virage autoritaire. Son second mandat, le dernier autorisé par la Constitution, doit s’achever en 2026. L’opposition, largement affaiblie, dénonce un processus électoral verrouillé.
Et maintenant ?
La situation reste instable. Si l’armée loyaliste affirme avoir repris la main, la tentative de coup d’État illustre les tensions croissantes dans la région, déjà marquée par des crises politiques au Mali, Burkina Faso, Niger et Guinée-Bissau.







