Le gouvernement guinéen est de nouveau pointé du doigt dans plusieurs affaires d’enlèvements présumés signalées à travers le pays. Face à la montée de ces accusations, le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a réagi avec fermeté dans la soirée du jeudi 4 décembre.
Dans une note rendue publique, le procureur général, Fallou Doumbouya, a appelé l’opinion à la retenue. Il y souligne que « les allégations non prouvées portent atteinte à la dignité des institutions de la République, troublent l’ordre public et participent à une campagne de désinformation dangereuse ».
Le Parquet général rappelle que tous les faits qualifiés d’enlèvement ou de disparition signalés dans son ressort font systématiquement l’objet de procédures judiciaires régulières, soit devant les services de police judiciaire, conformément aux articles 9 et suivants du Code de procédure pénale, soit devant les juridictions compétentes en application des articles 38 et suivants du même code. « Aucun dossier n’a été ignoré ni classé sans suite », précise le communiqué.
Fallou Doumbouya avertit par ailleurs que toute personne qui, par des propos, des écrits, des publications ou des vidéos, « se permettrait d’imputer à une autorité publique des faits criminels » s’expose à des poursuites pénales pour calomnie, diffamation, injure publique, outrage ou propagation de fausses nouvelles, conformément aux dispositions en vigueur du Code pénal et de la législation spéciale.
D. S. Kamara, correspondant de LNA à Conakry







