Le Commissariat urbain de Saly a procédé à l’interpellation de trois individus, déférés devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Mbour pour association de malfaiteurs, séquestration et viol collectif présumé sur une femme souffrant d’un handicap mental.
Selon les informations communiquées par la Police nationale, les faits ont été signalés le 10 novembre 2025 lorsqu’une dame s’est présentée au commissariat de Saly-Portudal pour dénoncer la disparition puis le viol dont aurait été victime sa belle-sœur, une personne atteinte de déficience mentale.
D’après sa déclaration, la victime avait quitté le domicile familial le 10 novembre 2025 aux environs de 13 heures et n’était rentrée que le jeudi 13 novembre vers 10 heures. À son retour, ses proches l’ont interrogée sur les raisons de cette absence prolongée.
Elle a indiqué avoir quitté la maison par crainte de représailles de sa belle-mère, à qui elle aurait confié de l’argent désormais introuvable. Errant ensuite dans les ruelles de Mbour, elle aurait rencontré un individu vers 18 heures, lequel l’aurait conduite à Saly.
Une fois sur place, la victime a affirmé avoir été retenue et abusée sexuellement pendant plusieurs jours par cet homme et deux de ses complices.
Le vendredi 14 novembre 2025, ressentant de vives douleurs abdominales, elle a été conduite dans une structure sanitaire. Le personnel médical a alors orienté la famille vers les services de police afin de déposer plainte et obtenir une réquisition à personne qualifiée.
Dans le cadre de l’enquête, la victime a été convoquée au commissariat de Saly-Portudal pour être auditionnée. De manière inopinée, elle a aperçu un individu placé en garde à vue pour ivresse publique manifeste (IPM) et l’a immédiatement reconnu comme étant l’un de ses agresseurs.
Interrogé, l’homme a d’abord soutenu avoir entretenu une relation sexuelle consentie avec la victime, tout en déclarant ignorer qu’elle souffrait d’un handicap mental et qu’elle était mariée. Toutefois, au terme de son audition, il a fini par reconnaître que lui et ses deux acolytes avaient eu des rapports sexuels non protégés avec la victime.
Après des tentatives de dénégation, il a finalement admis les faits qui lui étaient reprochés. La poursuite des investigations a permis l’arrestation des deux autres suspects.
Au terme de l’enquête, les trois individus ont été présentés, le 24 novembre 2025, devant le parquet de Mbour pour association de malfaiteurs, séquestration et viol collectif présumé.







