L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a exprimé des réserves quant à la nature des événements survenus récemment en Guinée-Bissau, qualifiés de tentative de coup d’État par les autorités du pays. De retour du Bissau, où il conduisait une mission d’observation électorale pour le Forum des aînés de l’Afrique de l’Ouest, il a estimé que la situation présentait des zones d’ombre.
S’exprimant à son arrivée au Nigeria, Goodluck Jonathan a évoqué ce qu’il décrit comme un « coup d’État cérémoniel », estimant que le déroulement des faits ne correspond pas aux schémas généralement observés lors des renversements de pouvoir dans la région. Il a notamment souligné l’élément inhabituel selon lequel le président Umaro Sissoco Embaló aurait lui-même annoncé sa destitution aux médias internationaux.
L’ancien dirigeant, également ex-président de l’autorité des chefs d’État de la CEDEAO, s’est interrogé sur les circonstances ayant conduit à cette communication, rappelant que les précédents coups d’État en Afrique de l’Ouest avaient suivi des dynamiques très différentes. Selon Jonathan, le président Embaló aurait contacté directement une chaîne de télévision internationale pour déclarer : « J’ai été déposé ».
Ces déclarations interviennent alors que la CEDEAO et la communauté internationale suivent avec attention l’évolution de la situation politique en Guinée-Bissau, marquée par des tensions récurrentes entre l’exécutif et les forces de sécurité.







