L’ancien international camerounais va entamer un second mandat à la tête de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot). Seul candidat à l’élection, Samuel Eto’o a été réélu président de l’instance lors de l’assemblée générale élective, tenue sous la supervision de la CAF et de la FIFA.
Un bras de fer opposait depuis plusieurs semaines la légende camerounaise au ministère des Sports. Mais ce samedi, Samuel Eto’o a finalement été reconduit à la tête de la Fecafoot avec 97 % des suffrages exprimés, soit 85 voix sur 87 votants.
Un scrutin sous haute tension
Les relations entre Samuel Eto’o et le ministère des Sports camerounais ont été particulièrement houleuses. Le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (Minsep) avait tenté à plusieurs reprises de faire annuler l’assemblée élective, évoquant plusieurs « dysfonctionnements » susceptibles d’entacher « la crédibilité du processus électoral ».
Le Minsep reprochait notamment à Eto’o « l’exclusion ciblée et arbitraire de potentiels candidats » ainsi que « le non-respect des textes de 2021 ».
Malgré ces contestations, et en dépit de l’insistance des autorités ministérielles, le scrutin a bel et bien eu lieu ce samedi, sous la supervision directe de la CAF et de la FIFA.
Encore quatre ans de défis pour Samuel Eto’o
S’agit-il d’un acte de résistance de la part de la star camerounaise ? Quoi qu’il en soit, Samuel Eto’o dispose désormais de quatre années supplémentaires pour poursuivre sa vision de modernisation du football camerounais. En défiant la pression exercée par les autorités gouvernementales, son second mandat sera observé avec une attention particulière, dans un contexte de crise profonde du football national.
Après l’élimination des Lions Indomptables de la course au Mondial 2026, Eto’o devra s’attaquer à de nombreux chantiers, aussi bien au niveau du football professionnel que du football amateur.
Salimata Mbengue






