Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a fait le point sur la situation des abris provisoires à travers le pays, réaffirmant la volonté du gouvernement d’en finir définitivement avec ce phénomène d’ici 2030. Dans le cadre du Programme d’urgence de résorption des abris provisoires (PURAP). Une enveloppe de 5 milliards de francs CFA a été allouée à l’armée et au génie civil, chargés de conduire les travaux de remplacement de ces structures précaires.
Face aux critiques suscitées par le choix de confier la mise en œuvre du plan à l’armée plutôt qu’au secteur privé, le ministre a tenu à apporter des précisions.
« Je voudrais apporter des éclairages à la suite de critiques sur l’approche qui consiste à confier le plan d’urgence à l’armée au détriment du secteur privé. On était dans une situation d’urgence, ce qui explique l’implication de l’armée et du génie civil pour plus de promptitude dans la réalisation des ouvrages », a-t-il expliqué.
Moustapha Guirassy a invité les Sénégalais à comprendre la portée et la pertinence de la nouvelle vision de l’État en matière d’infrastructures scolaires. Selon lui, cette approche traduit la volonté du gouvernement de rompre avec les solutions temporaires et répétitives, en privilégiant une planification durable et anticipative.
« C’est déplorable d’entendre chaque année le débat sur les abris provisoires », a-t-il déploré, avant d’assurer que le gouvernement met tout en œuvre pour tourner cette page avant 2030.
Pour y parvenir, le ministre mise sur une stratégie anticipative de maîtrise de la carte scolaire, qui permettra une meilleure répartition des infrastructures éducatives et une adaptation aux besoins réels des populations. Cette réforme, selon lui, s’inscrit dans une logique de transformation structurelle du système éducatif sénégalais, fondée sur la qualité, la durabilité et l’équité territoriale.
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