La dénonciation d’une « dette illégitime ou odieuse » sans cadre juridique reconnu internationalement expose le pays à de très lourds risques :
Risque réputationnel et juridique :
Aucun investisseur sérieux — africain ou non — ne se risquera à financer un pays qui refuse unilatéralement ses engagements sans passer par une procédure crédible ou juridiquement validée.
Fermetures de marchés :
Cela signifierait une perte d’accès aux financements essentiels, qu’ils soient publics ou privés, nationaux ou internationaux.
Il faut saisir les cadres existants, comme l’Initiative pour la suspension du service de la dette (ISSD) ou le Cadre de traitement de la dette, qui offrent une voie crédible, encadrée et acceptable pour renégocier ou rééchelonner une dette insoutenable.
Par ailleurs, nier catégoriquement la dette est un acte immoral, car une part de cette dette a servi à financer des infrastructures utiles et concrètes : routes, TER, BRT, écoles, hôpitaux, etc.
Il faut donc sanctionner les coupables et rembourser.
Pr Amath Ndiaye
FASEG-UCAD