Première africaine à présider l’instance faîtière du sport mondial, Kirsty Conventry, l’ancienne championne olympique de natation a été élu ce jeudi 20 mars à la tête de l’instance en Grèce à Costa Navarino.
Ayant remporté 49 des 97 voix exprimées lors du vote de cette 144e session, la septule nageuse médaillée olympique en natation était la seule femme en compétition avec six autres hommes. À savoir le français David Lappartient, l’Espagnol Juan Antonio Samaranch, le Britannique Sebastian Coe, le japonais Morinari Watanabe, le prince jordanien Feisal Al-Hussein et le Britanno-Suédois Johan Eliasch.
À 41 ans, Kirsty Conventry a été choisie dès le premier tour pour une élection susceptible d’aller jusqu’au sixième tour. La Zimbabwéenne, ministre des sports, des arts et des loisirs depuis 2018 succède à l’allemand Thomas Bach dont elle a largement bénéficié de son soutien. Celui-ci qui dirige le Comité International Olympique (CIO) depuis 2013 a été d’un appui considérable pour beaucoup d’actuels membres du comité qui ont obtenu leurs sièges sous sa présidence.
Pour la nouvelle présidente, il s’agit d’un moment extraordinaire, a t’elle déclaré aussitôt après son élection et ce en face des membres du CIO.
» Lorsque j’étais une fillette de neuf ans jamais je n’aurais imaginé que je serais ici devant vous, avec la possibilité de redonner à notre incroyable mouvement tout ce qu’il m’a offert ».
Entrée au Cio en tant que représentante de la commission des athlètes en 2013 et où elle est restée jusqu’en 2021, Kirsty Conventry avait lors de ce scrutin le double avantage d’être une femme en plus de la jeunesse.
Pour huit ans, et dans un monde du sport assez masculin et occidentalisé, la Zimbabwéenne aura la lourde tâche pour huit années de diriger l’organisation reine du sport mondial. Et se basant sur les règles actuelles, Kirsty aura la possibilité de briguer un second mandat de quatre ans car elle demeure sous la limite d’âge, qui est fixée à 74 ans.