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SENEGAL : Pourquoi un plan national de redressement économique et social s’impose

Papegent de Papegent
13 avril 2026
dans Afrique, Flash infos, Sénégal
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SENEGAL : Pourquoi un plan national de redressement économique et social s’impose
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Entre une croissance tirée par les hydrocarbures, une économie domestique en difficulté, une dette de plus en plus contraignante et des tensions sociales croissantes, le Sénégal se trouve à un tournant décisif.

Dans ce contexte, un Plan National de Redressement Économique et Social apparaît comme une nécessité pour restaurer la confiance, attirer les investissements et éviter une dégradation plus profonde de la situation économique.

  1. Une économie sous tension depuis 2024

Depuis 2024, l’économie sénégalaise évolue dans un climat de tensions persistantes. Derrière des indicateurs macroéconomiques parfois rassurants apparaissent des fragilités structurelles profondes : essoufflement de l’activité domestique, dégradation du marché du travail, alourdissement du fardeau de la dette et montée des revendications sociales.

Nous sommes manifestement à la fin d’un cycle. La croissance, largement portée par les hydrocarbures, montre ses limites, et l’année 2026 s’annonce comme un point de bascule avec la fin de l’effet pétrole, se traduisant par une progression attendue autour de 2,6 %.

À ces fragilités internes s’ajoute un environnement international défavorable. Les tensions au Moyen-Orient font peser des risques majeurs :

  • hausse des prix du pétrole,
  • retour des pressions inflationnistes,
  • durcissement des conditions financières avec la remontée des taux d’intérêt,
  • risque de ralentissement, voire de récession mondiale.

Ces chocs externes sont susceptibles d’aggraver sensiblement la situation économique et sociale du Sénégal.

Dans ce contexte, il ne s’agit plus de procéder à de simples ajustements, mais bien de réorienter en profondeur la trajectoire économique du pays. Cela appelle la mise en œuvre d’un Plan National de Redressement Économique et Social (PNRES), fondé sur un consensus national, seule voie crédible pour restaurer la confiance et rétablir durablement les équilibres.Haut du formulaireBas du formulaire

  1. Une croissance en perte de substance

La croissance a atteint environ 6,7 % en 2025, mais elle reste largement portée par les hydrocarbures. Elle est loin d’être inclusive ou populaire :

  • hors hydrocarbures : ≈ 2,2 %
  • hors hydrocarbures et agriculture : ≈ 1,6 %

L’économie populaire progresse faiblement, avec des effets limités sur l’emploi et les revenus. L’année 2026 avec taux de croissance de 2,6% ajoute à l’inquiétude.

  1. Une crise agricole révélatrice des déséquilibres

Le secteur agricole, pourtant essentiel, traverse une phase critique marquée par une crise de surproduction et de mévente :

  • arachide
  • riz
  • cultures maraîchères

Cette situation traduit des insuffisances structurelles :

  • faibles capacités de transformation
  • déficiences des circuits de commercialisation
  • absence de régulation des marchés

Elle pèse directement sur la croissance hors hydrocarbures et sur les revenus des ménages ruraux.

3.Une crise généralisée de l’activité : emploi et BTP sous pression

  • taux d’emploi : 46 % (2023) → 39,5 % (2025)
  • chômage élargi : 23,3 %
  • jeunes : 27,4 %

À cela s’ajoute une crise du secteur des BTP, qui constitue traditionnellement un moteur de l’activité économique. Son ralentissement pèse lourdement sur :

  • l’emploi
  • la demande intérieure
  • et l’ensemble de l’économie

Avec 200 000 nouveaux entrants par an, l’économie devrait croître à 6,7 % hors hydrocarbures pour stabiliser le marché du travail. Or, elle n’enregistre que 1,6 %.

Cette dynamique alimente tensions sociales, revendications et frustrations

  1. Une contrainte budgétaire et financière aiguë
  • dette : 119 % à 132 % du PIB
  • intérêts : ≈ 25 % des recettes fiscales (plus que les budgets de l’Agriculture, de la Santé et de l’Enseignement Supérieurs réunis.)
  • Investissement public : baisse de – 44,6 % (de 2024 à 2025)

L’État est confronté à un arbitrage permanent, de plus en plus défavorable aux investissements publics et aux dépenses sociales.

Sacrifier les investissements publics et les BTP, c’est condamner l’économie au ralentissement voire la récession.

  1. Un piège financier et une perte d’attractivité

Le Sénégal est désormais pris dans un piège infernal de remboursement de la dette, de plus en plus coûteux et risqué :

  • refinancement permanent sur le marché régional sans accès au marché international
  • taux élevés et maturités de plus en plus courtes
  • recours aux BAT et aux TRS
  • dégradation continue par las agences de notation financière internationale

Cette situation ne donne aucune marge de manœuvre budgétaire et aboutit à une érosion de la confiance des investisseurs.

Dans ce contexte d’instabilité économique et sociale, le Sénégal ne peut pas attirer les investissements directs étrangers dont il a besoin pour assurer la transformation structurelle de son économie.

  1. Pourquoi un PNRES ?

Trois constats s’imposent :

  1. Les déséquilibres sont structurels
  2. La croissance actuelle est fragile, trop dépendante des produits primaires exportés (or, pétrole) et peu inclusive
  3. Les tensions sociales fragilisent la stabilité sociale (étudiants, syndicats, transporteurs)
  4. L’Etat est financièrement proche de l’asphyxie

Une réponse globale, cohérente et partagée devient indispensable.

III. Les fondements : un consensus national

Le PNRES doit s’appuyer sur un pacte national réunissant :

  • l’État
  • le secteur privé
  • les syndicats
  • la société civile
  • partis politiques

Cela suppose :

  • transparence
  • dialogue sincère
  • partage équitable des efforts

Une pause dans les revendications syndicales apparaît nécessaire pour stabiliser l’économie. L’organisation des États généraux de l’économie permettra de structurer ce dialogue.

  1. Les piliers du PNRES (propositions)
  2. Stabilisation macroéconomique
  • réduction progressive du déficit budgétaire vers 3 % du PIB
  • amélioration des recettes fiscales
  • rationalisation des dépenses publiques
  1. Restructuration et gestion de la dette

Objectifs : La dette doit être restructurée dans le cadre d’un programme avec le FMI

  • desserrer la contrainte de trésorerie
  • restaurer la crédibilité
  • rétablir l’accès aux financements bilatéraux et multilatéraux
  1. Relance de la croissance hors hydrocarbures
  • agriculture (transformation, stockage, commercialisation)
  • industrie de transformation et artisanat de production
  • secteur informel
  • Objectif : atteindre 6,7 % hors hydrocarbures

Il est cependant difficile, à court terme, de stabiliser les équilibres macroéconomiques tout en relançant l’activité. Mais à moyen terme, l’objectif reste clair : atteindre au moins 6,7 % de croissance pour absorber la pression démographique et sociale.

  1. Relance des investissements publics et du BTP
  • redynamisation des BTP
  • relance des infrastructures
  • soutien à l’emploi
  1. Soutien au secteur privé et à l’informel
  • accès au financement
  • réduction de l’effet d’éviction
  • stabilité fiscale

Réformer la DER/FJ pour mieux soutenir le secteur informel et les PME.

  1. Protection sociale et apaisement
  • ciblage des aides
  • maintien des dépenses sociales
  • dialogue social

Conclusion

Le Sénégal est à un tournant décisif. L’heure du sursaut national, de la solidarité, des sacrifices et du redressement a sonné.

Dans ce contexte : les gouvernants doivent monter au front et donner l’exemple, en matière de rigueur, de transparence et de sobriété.

Le PNRES n’est pas une option. C’est une nécessité pour restaurer la confiance, relancer l’économie et préserver la cohésion sociale. Sans cela, le pays pourrait être confronté à un véritable KO économique.

Pr Amath Ndiaye
FASEG – UCAD

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