À quelques semaines de son congrès prévu en mai, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) affiche une volonté de resserrer les rangs face à des dissensions internes de plus en plus perceptibles. Deux dossiers sensibles, impliquant des cadres du parti, ont été transmis au conseil de discipline.
Le cas de Ahoua Don Mello concentre particulièrement l’attention. L’ancien ministre est soupçonné d’avoir laissé transparaître des ambitions présidentielles en marge de la ligne officielle du parti. Une posture jugée problématique par certains responsables.
« Le parti dispose d’instances pour définir sa ligne et ses choix électoraux. Toute initiative individuelle en dehors de ce cadre est susceptible d’être examinée », confie une source interne.
Autre dossier délicat : celui de Stéphane Kipré. Le cadre du PPA-CI est accusé d’avoir participé aux élections législatives, malgré le mot d’ordre de boycott lancé par le parti. Une attitude qui relance le débat sur la discipline et le respect des décisions collectives.
« Lorsqu’un mot d’ordre est donné, il s’impose à tous les militants. Le conseil de discipline est là pour apprécier les éventuels manquements », indique une source proche de la direction.
Ces procédures interviennent dans un contexte stratégique pour la formation politique fondée par Laurent Gbagbo. Le congrès à venir est perçu comme une étape importante pour la restructuration du parti et la clarification de son positionnement sur l’échiquier politique ivoirien.
À ce stade, aucune sanction officielle n’a été prononcée. Mais ces affaires traduisent une dynamique interne marquée par la volonté de préserver la cohésion, tout en encadrant les ambitions individuelles.
Entre affirmation d’autorité et gestion des divergences, le PPA-CI aborde ainsi une phase décisive de son évolution politique.






