Une vaste fraude visant la banque United Bank for Africa s’est révélée bien plus étendue que prévu, selon des informations de presse relayées ce 08 avril 2026. Le Sénégal ne serait que « la face visible de l’iceberg » dans une opération coordonnée à l’échelle du continent.
Dans la nuit du 30 au 31 janvier, 1,143 milliard de francs CFA ont été frauduleusement retirés des comptes de 91 clients, à travers 3 421 opérations effectuées dans des guichets automatiques à Dakar, Thiès et Kaolack.
Les pertes les plus importantes ont été enregistrées à l’agence des Parcelles Assainies (plus de 314 millions de FCFA), suivie de celle de Bourguiba (plus de 191 millions), illustrant l’ampleur de cette attaque ciblée.
Une opération menée dans plusieurs pays
D’après les éléments de l’enquête, cette fraude ne se limite pas au Sénégal. Elle aurait été exécutée simultanément dans une dizaine de pays africains, notamment au Libéria, en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Togo, au Mali, au Kenya, en Tanzanie et en République démocratique du Congo.
Les pirates, qui opéraient depuis le territoire sénégalais, ont reproduit le même mode opératoire dans ces différents pays, ce qui laisse penser à une attaque coordonnée et hautement organisée. Plusieurs suspects étrangers impliqués auraient quitté le Sénégal immédiatement après les faits.
Des arrestations déjà enregistrées
L’enquête confiée à la Division des investigations criminelles a permis plusieurs interpellations. Quatre personnes ont été arrêtées à ce stade.
Parmi elles figure A. Thiam, agent de maîtrise à La Poste et gérant d’une société, dont les cartes bancaires auraient servi aux retraits frauduleux. Un autre complice présumé a également été appréhendé, tandis que deux premiers suspects avaient déjà été déférés devant le parquet financier.
Une banque déjà ciblée
Ce n’est pas la première attaque du genre visant UBA. En octobre 2025, une opération similaire avait déjà permis de détourner 250 millions de francs CFA sur les comptes de neuf clients, selon la même source.
Cette nouvelle affaire relance ainsi les inquiétudes autour de la sécurité des systèmes bancaires en Afrique, face à des réseaux de fraude de plus en plus sophistiqués et transnationaux.







