L’ONG Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO) a exprimé mardi sa « profonde consternation » après la mort de Vigario Luis Balanta, militant de la société civile retrouvé mort le 31 mars dernier près de Bissau, dans des circonstances jugées alarmantes.
Coordinateur du mouvement « Po di Terra », M. Balanta aurait été enlevé lors d’une conférence de presse, conduit dans un commissariat avant que son corps, présentant des plaies à l’arme blanche et des impacts de balles, ne soit découvert, selon la RADDHO. L’organisation évoque des faits pouvant s’apparenter à une exécution extrajudiciaire et appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale.
Sa mort a suscité une vive émotion en Guinée‑Bissau, où des manifestations réclamant justice ont été violemment dispersées par la police. Le Haut‑Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme s’est également dit « choqué » par ce qu’il qualifie de « meurtre brutal », dans un pays actuellement dirigé par des militaires après la suspension du processus électoral.







