Djibouti organise vendredi une présidentielle sans réel suspense, avec le chef de l’État sortant Ismaïl Omar Guelleh, 78 ans, largement favori pour un sixième mandat après plus de 25 ans au pouvoir. Une victoire rendue possible par des révisions constitutionnelles ayant supprimé la limitation des mandats et levé l’âge plafond des candidats.
Petit pays désertique de 23 000 km², Djibouti a fait de sa position stratégique, face au détroit de Bab‑el‑Mandeb, un atout central. Carrefour entre l’Afrique, le Moyen‑Orient et l’océan Indien, il accueille une concentration unique de bases militaires étrangères (France, États‑Unis, Chine, Japon, Italie) et participe aux opérations régionales de sécurité en Somalie.
Son économie repose largement sur ses ports, qui représentent environ 70 % du PIB, mais cette dépendance expose le pays aux crises régionales et à la situation de l’Éthiopie enclavée. Malgré une croissance de 6,6 % en 2024, Djibouti reste confronté à de fortes inégalités sociales, à un endettement élevé et à une forte vulnérabilité climatique.







