Au Niger, le général Abdourahamane Tiani a signé, ce mercredi 1er avril 2026, un décret retirant provisoirement la nationalité nigérienne à deux personnes. Ce qui porte à une vingtaine le nombre de personnes concernées par cette mesure depuis octobre 2024.
Selon des informations rapportées par l’Agence nigérienne de presse, il s’agit d’Aminata Takoubakoye Boureima et de Djibo Yaya. Les autorités les accusent de « mener des activités susceptibles de perturber la paix et la sécurité publiques » ainsi que de « produire et diffuser des informations de nature à troubler l’ordre public ».
Le communiqué évoque également des faits de« diffamation et injures par moyen de communication électronique » et d’« apologie du terrorisme ».
Cette décision s’appuie sur l’ordonnance du 27 août 2024, modifiée le 7 octobre de la même année, qui prévoit la création d’un fichier des personnes impliquées dans des actes de terrorisme ou portant atteinte aux intérêts stratégiques de l’État.
Depuis son adoption, ce dispositif a conduit à la déchéance de nationalité de plusieurs personnalités, dont Rhissa Ag Boulla, Hassoumi Massoudou ou encore Abou Mahamadou Tarka.
À travers ces mesures, les autorités dirigées par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie entendent renforcer leur dispositif sécuritaire dans un contexte marqué par des défis persistants en matière de stabilité.
Les personnes visées sont désormais inscrites dans un fichier officiel, dont les modalités d’inscription, de retrait et les effets sont définis par les textes en vigueur.







