Les autorités judiciaires renforcent la pression contre l’exploitation illégale de l’or dans la préfecture de Mandiana. Cinq ressortissants burkinabè ont été interpellés sur un site d’orpaillage clandestin à Djoma Balandou, lors d’une opération menée par le parquet du tribunal de première instance.
Placée sous la direction du procureur de la République, Abdoulaye Soumah, cette intervention s’inscrit dans une campagne plus large visant à démanteler les activités minières illégales dans cette zone aurifère du pays.
Sur le terrain, les forces impliquées ont procédé à la saisie de plusieurs équipements, dont douze motopompes utilisées pour l’exploitation, ainsi que des substances chimiques. Les autorités dénoncent notamment l’usage du cyanure, un produit dangereux pour l’environnement et la santé humaine.
« Il s’agit d’une activité d’orpaillage non autorisée. Ces pratiques doivent obéir à des règles strictes, notamment l’obtention d’un permis d’exploitation ».
A rappelé le procureur, soulignant que les personnes interpellées ne disposaient d’aucune autorisation légale.
Au-delà de l’illégalité, les autorités pointent surtout les conséquences environnementales de ces pratiques. L’utilisation de produits toxiques et les méthodes d’exploitation anarchiques contribuent à la dégradation des sols et à la pollution des cours d’eau, mettant en danger les populations locales.
Après une première phase d’intervention dans la zone de Balandougouba, les opérations ont été étendues à Djoma Balandou. Le parquet annonce déjà la poursuite de ces actions sur d’autres sites identifiés.
« C’est une lutte sans répit pour faire respecter la loi », a insisté le procureur, déterminé à intensifier les contrôles et à traduire les contrevenants devant la justice.
Cette nouvelle interpellation illustre la volonté des autorités guinéennes de reprendre le contrôle des zones minières, confrontées depuis plusieurs années à la prolifération de l’orpaillage clandestin.







